Introduisant, le Conférencier Mory Kaba a indiqué que notre histoire est jonchée de joie mais aussi de douleur. Et, elle n’est pas linéaire mais plutôt séquentielle.« De 1958 à 1984 est une séquence. De 1984 à 2008 est une séquence ; de 2008 à 2020 est une autre séquence ; de 2010 à 2021, une séquence, et de 2021 à nos jours, est une autre séquence. Trouvons par exemple les gens qui ont été victimes de tous les régimes et demandons un pardon national aux ayants droit. Parce que celui qui dit qu’il n’y a pas d’innocentes victimes dans le premier régime est dans le déni, celui qui dit qu’il n’y a pas eu d’innocentes victimes de 1984 à 2008, de 2008 à 2010, de 2010 à 2021 et de 2021 à nos jours, il y a toujours des victimes. Assumons nos responsabilités, essayons de donner la bonne information à cette population. Acceptons-nous et arrêtons la manipulation ethnique. »
Avant de denoncer : il y a beaucoup de leaders politiques qui continuent à qualifier les régimes de communautaires. « Ça a été dit au temps de Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis, Alpha Condé et actuellement le CNRD qu’on dit se résumer entre Faranah et Kankan.
Parlant de son avenir politique, Mory Kaba a déclaré que le plus grand obstacle actuel pour son élection à la tête de la Guinée, c’est une candidature du Général Doumbouya. « Nous, à l’AGN, pensons que le seul obstacle aujourd’hui pour être au pouvoir, c’est la candidature du Général Doumbouya. Mais par contre s’il se présente c’est son opinion, et celle des personnes qui le supporte. C’est la démocratie je ne peux pas condamner les gens pour leur liberté (…)».
Fatoumata Bah pour Conakrynet