Face à la presse ce mercredi, Amadou Oury Bah, le Premier ministre, s’est exprimé sur le retour à l’ordre constitutionnel. « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en 2025, le retour à l’ordre constitutionnel sera effectif, avec la tenue du référendum ainsi que des élections présidentielles et législatives. En effet, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif permettront de mettre en place des institutions judiciaires. À partir de ce moment, le pays pourra retrouver un ordre constitutionnel normal. Le calendrier est en cours d’élaboration. »
La principale difficulté à surmonter reste la constitution du fichier électoral, qui peut être une source de déstabilisation dans certains pays. Depuis le début du processus de démocratisation, notamment avec les élections multipartites, nous n’avons pas encore réussi à établir un fichier électoral suffisamment consensuel pour inspirer la confiance de tous, sans que l’on se demande : « Le fichier est-il corrompu ou non ? ». C’est pourquoi le fichier actuel est basé sur le RAVEC, le Recensement Administratif à Vocation d’État Civil.
Alphonse Tamoné